
Jeudi en début d'après-midi je partai en moto avec Salif, mon guide en pays dogon.
Salif est dogon lui-même, il est natif d'ENDE, et vraiment j'ai pu être au coeur des villages, parfois au sein de sa famille qui réside encore en pays dogon.
La première nuitée, où j'ai couché sur le toit sans moustiquaire, était à DIGIBOMBO, pour un couscous à la lampe électrique.L'on m'a invité à goûter le To 'o : une pâte de mil servit avec une sauce au gombo que l'on mange avec les doigts

KANICOMOLE : les plus belles maisons troglodytes sont dans ce village, accrochés à la falaise de Bandiagara de plus 150 kms.
On dit que les Tellem les premiers habitants du pays dogon furent chassés par les dogons.
L'anthropologue Marcel Griaule a fait un interessant travail sur la complexité de la culture dogon, leurs arts et leurs modes de vie.

BEGNEMATO : époustoufflant village, perché en haut de la falaise, nous avons crapahuté au milieu des rochers, de cascades.
J'avais dans ma poche des noix de kola, très prisées par les anciens des villages traversés ( oui ! j'ai goûté et je ne sais pas si l'on peut appeler ce fruit une gourmandise, il faut attendre pour la saveur alors un jus qui vous laisse les dents toutes oranges et annonciateur de la découverte dite succulente.)

TELI où le deuxième jour nous avons fait une pose pour le déjeuner : patates douces aux oignons et poulet grillé.
Là encore j'ai demandé à goûter la crème de mil ( qui gonfle le ventre des enfants selon Salif ) et la tisane aux feuilles de kinkiliba
Bon mon discours pourrait paraître récurrent, mais j'ai encore cette réflexion sur les effets du tourisme sur des régions comme celle-ci.
La pollution des ordures atteint bien évidement ces villages et de voir l'activité des villageois qui n'est orchestré que pour la survie, on se demande qu'est-ce qu'on fout là, à regarder finalement la dure intimité de ces cultivateurs.
YABATALOU où j'ai porté le neveu de Salif, qui était âgé d'une semaine, j'ai vu de nombreux baobabs, vous zoomez vous pouvez apercevoir "les pains de singe", et l'arbre à droite est un Balazan.
Nous sommes rentrés le Samedi soir, j'étais orange de la tête aux pieds mais plutôt satisfaite de cette échappée.



