Le Musée National de Bamako abrite une collection de masques, de tissus et d'objets archéologiques, j'ai sélectionné une sculpture, called "La curiosité et contagieuse".
J'espère que la mienne ouvrira la vôtre.
Ce musée a été renové en 2003, et vraiment c'est un espace culturel interessant. Tous les jeudis sont consacrés aux soirées musicales.
Les aléas de l'aventure le 18 Octobre m'ont privé de la soirée "Les mélodies de Santa Clara à la Havane", rap et slam révolutionnaire hommage des jeunes à El Commandante.
Bah! le Mali est grand, les musiciens nombreux.

Le marché de N'Golonina est plein de couleurs, de senteurs.
C'est une découverte assez laborieuse pour identifier tous les produits nouveaux, parfois nauséeux, parfois de couleur ...ragoûtante, car le français n'est pas usuel, le bambara est la langue autochtone majoritaire du Mali.
Mais j'ai vu des montagnes de manioc, de pastèques, de plantes dites médicinales, et du bois, du bois, du bois.
Le rituel du bois au Mali est extraordinaire à observer : chargé sur la tête des femmes la plupart du temps, avec les bébés dans le dos.

SEGOU, où je me suis reposée 3 jours et où pour la première fois j'ai aperçu le Niger.
Beaucoup d'activité sur ses bords : les femmes lavent linge et vaisselle, que leur apportent les restaurants qui longent la rive, se lavent aussi elles_mêmes.
L'islam est bien moins présent qu'en Mauritanie, et pour les yeux et pour le bien-être ( je peux à nouveau rouler en short cycliste !) le voyage alors est plus joyeux
C'estu Une petite ville vraiment calme à 230 kms de Bamako, j'ai beaucoup marché dans les avenues bordées de vieilles maisons coloniales, flâné au marché des potiers, et , la nuit, goûté au matelas sur le toit avec moustiquaire avec le ciel étoilé pour témoin.

Dimanche 04 Novembre j'arrivai à Djenné, l'une des plus vieilles cités d'Afrique Occidentale et classée au patrimoine mondial de l'Unesco.
Sa mosquée, construite en 1907, est entièrement réalisée en "banco" ( murs de briques de terre crue et séchée).Les chevrons de bois qui dépassent des murs font partie de la structure et servent à soutenir les échafaudages utilisés pour le crépissage annuel, effectués par près de 4000 volontaires au mois de décembre.
L'accès est interdit aux non-musulmans, mais j'ai pu accédé au toit voisin, celui de la bibliothèque pour avoir une vue d'ensemble...

... Et également du marché chaque Lundi situé devant la mosquée.
Enchevêtrement d'étals en tous genres : épices, vêtements, poteries.
Les plus nombreux sont ceux de poissons séchés ...et les plus odorants !
Au milieu de tout ça les chèvres déambulent et le monde grouille.
En attendant le taxi-brousse pour me conduire à MOPTI, il m'est difficile de rapporter tous ces sentiments mêlés à la vue des indécents 4X4 qui roulent à 100 à l'heure en soulevant des nuages de poussière, faisant fi des enfants et des femmes, le demande incessante des mendiants, des vendeurs ambulants, l'omnipresence de la maladie : la poliomélyte et de la malnutrition ( le nombril saillants des enfants ).
C'est pourquoi je ne sais pas comment vraiment me positionner dans ce voyage.
C'est difficile de se sentir à l'aise, même si c'est un terrain de découvertes à la fois social, culturel et quand même, en tous cas je l'espère, de construction intérieure.
Heureusement le vélo me garde de trop penser - même si ! ... - car il faut pédaler dur ! et je m'y emploie.